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Pirates des Caraïbes : La malédiction du Black Pearl – Le prix d’équilibre

Premier volet de la franchise à succès Pirates des Caraïbes, La Malédiction du Black Pearl nous fait embarquer aux côtés du fameux Capitaine Jack Sparrow, pirate de renom ! La quête de son navire perdu, ou plutôt dérobé, l’amène à Port Royal où il accoste à bord d’un « bateau » assez précaire. Il descend le ponton comme si de rien n’était, espérant probablement ne pas être reconnu. Il est stoppé net par le garde-côte qui, sans remarquer qu’il s’adresse à un pirate, lui rappelle qu’il doit s’acquitter d’une taxe portuaire.


Pirates des Caraïbes : La Malédiction du Black Pearl, réalisé en 2003 par Gore Verbinski

Un grand merci à ce garde-côte qui nous permet de vous faire découvrir le concept de prix d’équilibre ! En cette belle journée, le Capitaine Sparrow devra se délester d’un shilling pour pouvoir laisser son bateau à quai. On peut supposer que c’est le gardien du port qui fixe quotidiennement le montant de la taxe. Il fixe alors le prix à payer de telle façon à ce que le nombre de places disponibles au port soit égal à la demande de ces emplacements par les marins.

Si de nombreux bateaux veulent accoster et que le port ne peut pas tous les accueillir (l’offre est inférieure à la demande), le garde augmentera le prix de la taxe pour que le nombre de marins prêts à le payer diminue. Avec un prix plus élevé, la demande d’emplacements diminue et on retourne à l’équilibre. Au fur et à mesure que les bateaux quittent Port-Royal, les marins réfractaires au prix élevé exercé jusqu’alors seront sensibles à une baisse du prix qui permettra de remplir à nouveau le port. En définitive, le garde-côte ajuste régulièrement le montant de la taxe pour atteindre un prix d’équilibre : toute surcharge et toute insuffisance sont évitées.

La scène ne s’arrête pas là : Sparrow doit également dévoiler son nom au garde pour qu’il puisse garder une trace des entrées et sorties à Port-Royal. Vous vous en doutez, si le capitaine dévoilait son identité, il serait très probablement reconnu par le garde et il serait pendu dans l’heure ! Jack Sparrow dépose alors deux shillings supplémentaires pour que le garde-côte fasse abstraction de son nom. Le silence qui suit trahit le moment d’hésitation du capitaine : a-t-il fait une offre assez intéressante pour correspondre à la demande du garde ? « Bienvenue à Port-Royal, M. Smith » : en prononçant cette phrase, le garde-côte conclut la négociation entre les deux hommes ! En offrant trois shillings, Sparrow a donc atteint (ou même dépassé) le montant qu’attendait le garde. Et même s’il l’a dépassé, en bon pirate qu’il est, le capitaine ne rentre pas dans la ville avant d’avoir piqué la bourse du garde-côte… « Bienvenue aux Caraïbes, mon ange ! »

Retrouvez le panneau de l’exposition :  pdc

Texte et graphisme : Quentin Hellec